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Texte 1. Stéphane
BÉDARD, Canada
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En ce qui
concerne l'écriture de caractères sur un ordinateur, le
crayon de type Penpower m'a semblé la meilleure solution.
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Stéphane Bédard
est le premier à relever le défi proposé dans cette page!
J'étudie le Cantonais
depuis plus de 18 mois. Beaucoup de gens (surtout des Chinois) me
demandent pourquoi j'ai choisi ce dialecte et non la langue
officielle du pays qui est le Mandarin. Dans la majorité des
cas, j'explique que la première raison qui m'a poussé vers cet
apprentissage se loge dans la découverte, il y a huit ans, des
films de Hong Kong. La seconde est sans contredis la beauté de
l'écriture chinoise traditionnelle. Fait à noter : La Chine
continentale utilise les caractères simplifiés, alors que
d'autres régions, comme Hong Kong et Taiwan, préfèrent les
caractères traditionnels.
J'ai eu à surmonter plusieurs difficultés au début. La plus
évidente est la présence de neuf tons distincts, contrairement
aux quatre du Mandarin. La sensation de langue " chantée
" se révèle alors d'autant plus évidente. Certaines
consonances nasales sont aussi plus ardues qu'en mandarin. Par
exemple, le mot " je " qui se prononce ngoh m'a pris à
lui seul 3 semaines à prononcer correctement! À travers mes
recherches, j'ai également remarqué que l'ensemble de la
documentation sur Internet ainsi qu'à l'intérieur des manuels
éducatifs est presque exclusivement en anglais ; même le cours
auquel j'assiste est donné en anglais. Pour ma part, je parle
bien cette langue, mais je vous avoue apprécier mon dictionnaire
français-anglais par moment...
Pour l'apprentissage de l'oral, nous utilisons en classe de
petits textes imprimés provenant de différents manuels. Celui
que nous employons présentement se nomme Colloquial
Cantonese (ISBN: 0415082021). Bien présenté, il n'est
toutefois conçu que pour l'oral seulement. Chaque leçon
introduit un sujet différent, comme par exemple l'achat de
fruits au marché. Les leçons comptent quelques dialogues, des
règles de grammaire et des exercices pour la compréhension. Le
système de romanisation utilisé dans ce livre est le "
Yale " plutôt que le jyutping que mon professeur préfère.
D'autre part, si vous êtes à la recherche d'un ou d'une
partenaire pour pratiquer, ce site m'apparaît probablement le
meilleur : www.mylanguageexchange.com.
Vous y trouverez des gens provenant de 120 pays, pratiquant 95
langues et dialectes différents. Vous avez le choix de quelques
types d'abonnements, dont le plus dispendieux est 12$ US pour un
an. C'est selon moi bien peu pour trouver un partenaire.
En ce qui concerne l'écriture de caractères sur un ordinateur,
le crayon de type Penpower m'a semblé la meilleure solution. Il
s'agit d'une petite planche qui se branche dans une prise USB de
votre système et qui fonctionne avec un crayon sans fil. Ce
produit comprend également une série de logiciels qui acceptent
la reconnaissance des caractères autant traditionnels que
simplifiés. Un de ces logiciels permet même la sélection d'un
texte (dans Microsoft Word, par exemple) écrit en Chinois et de
l'entendre en lecture cantonaise ou mandarine. Il y a aussi la
possibilité avec l'aide d'un micro de dicter les mots qui feront
apparaître les caractères à l'écran sans l'utilisation du
clavier. Ce produit coûte environ 200$ US. Pour plus
d'information :
www.chinesesoftware.com/d_penpower_canvwriter.html
(cantonais)
www.chinesesoftware.com/d_penpower_voicewriter.html
(mandarin)
J'ai initialement testé un autre logiciel, qui s'appelle le
Système Q9. Pas besoin d'équipement externe supplémentaire ou
de méthode compliquée pour faire l'entrée de caractères,
seulement quelques clics de souris et le tour est joué. Il
fonctionne avec un petit tableau comprenant neuf cases, un peu
comme votre clavier numérique (les chiffres à droite sur le
clavier). Vous cliquez ensuite sur les cases pour trouver votre
caractère. Plusieurs méthodes dont le pinyin Mandarin et
l'ordre des traits peuvent être utilisés. Pour plus
d'informations : www.q9tech.com/eng/product/q9/q9chi/q9chi.php3
.
Néanmoins, l'outil de base par excellence pour l'apprentissage
demeure le dictionnaire. Le Dictionnaire
Kuaisu (Chinois - Anglais - Français, ISBN 2-7637-7396-6,
prix de détail 49$Can) est celui que je consulte le plus.
Contrairement à la plupart des dictionnaires chinois qui
permettent la recherche par radical ou par nombre de traits,
celui-ci utilise un méthode visuelle de succession des traits
avec un ordre qui s'apparente aux dictionnaires français
conventionnels. 11,311 caractères autant traditionnels que
simplifiés y sont répertoriés, avec des définitions en
Anglais et en Français. Je remercie donc M. Parent de le
mentionner sur son site.
L'Internet regorge d'informations, mais voici les sites qui
facilitent le plus mon apprentissage, c'est-à-dire les
incontournables zhongwen.com et
www.cantonese.sheik.co.uk.
Ce dernier est le plus complet pour le Cantonais. À voir sous la
rubrique "online quiz", un intéressant petit jeux qui
vous donne la chance de tester vos connaissances...
Finalement, les meilleurs conseils que je puis suggérer
demeurent beaucoup de patience et la pratique autant orale
qu'écrite. La lecture de journaux chinois vous aidera à
repérer petit à petit des mots appris ou à traduire des
publicités plus simples, par exemple. Pour améliorer votre
familiarité orale avec ces sons étrangers, tous les médias
sont bons, que ce soit la musique, la radio, la télévision ou
les films. Vous ressentirez une grande joie en revoyant un film
à différentes intervalles où vous constaterez que vous
comprenez à présent des phrases complètes qui n'étaient que
des sons quelques mois plus tôt…
Stéphane Bédard
bedskich@yahoo.ca
2003-08-24
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