Le professeur Chinois de
Margerete Ward

Comment j'ai rencontré mon professeur Chinois Lee Ming.


Gong Hee Fot Choy

Il me salua en s'inclinant et joignit ses mains, et sa femme belle et cultivée fit de même (car les Chinois ne serrent pas la main). Ils pensent que notre coutume de serrer la main est une manière maladroite et grossière d'accueillir un ami. Je le pense aussi depuis que j’ai vécu en Chine. Une gracieuse inclinaison est tellement mieux, plus propre et plus agréable. Après cette introduction, toute sa famille me considéra comme une amie. J'ai passé plusieurs jours heureuse dans cette maison et j’y ai beaucoup appris sur le mode de vie chinois. Ils m’ont transmis leurs pensées les plus profondes comme si j'étais un membre de la famille. Un des événements qui s'est passé pendant que j'étais là fut les fiançailles du fils aîné de M. Ching. En Chine, lorsque des fiançailles sont annoncées, il est coutumier pour les fiancés d'échanger des cadeaux, alors je suis allé avec la famille Ching à Suzhou (Chine) où ça devait avoir lieu.




Comme les Chinois connaissent vraiment l'art de vivre, ils font cérémonie du thé qui lorsque l'un de leurs enfants va se marier. La célébration des fiançailles a duré dix jours. Chacun d'entre nous a été logé dans le meilleur hôtel de Suzhou et les amis de la famille de M. Ching ont offert de gros et luxueux banquets en leur honneur, ainsi que des excursions et toutes sortes de spectacles et de divertissements.

Tous les matins, les six épouses de M. Ching et moi sommes allés à un grand temple de Suzhou, le Temple des dévotions (Chin Chin Joss), comme elles l'appelaient. Il s'agissait d'offrir leurs respects au saint de leur choix ou à Dieu. À présent, comme je connaissais très bien ces dames, je pouvais leur demander tout ce que je voulais savoir sans gêne pour elles ou moi-même.

Le premier matin où je suis allé avec elles, j'ai été étonnée de voir les grandes figures chinoises dans le temple. Mme Ching, celle qui parlait anglais, m'a tout dit à propos de chaque statue pendant que nous allumions des bâtons d’encens pour demander la bénédiction des esprits. Elle m'a dit que ces statues ne sont pas des idoles comme tant d'étrangers le pensent ; que chacune de ces statues représentait l'esprit d'un saint qui a vécu en Chine et a été envoyé par Dieu pour aider le peuple chinois et qu'ils ne les adoraient pas comme des idoles. Ces statues étaient là pour nous rappeler de ne jamais les oublier et pour que quand nous serions en difficulté ou dans le besoin, nous puissions venir ici et demander leur aide, disait-elle. Elle disait que l'Église catholique aussi avait des statues et des images de ses saints et ils sont utilisés dans le même but - pour les aider à se concentrer dans la prière. Elle m'a dit que certaines des statues étaient vieilles de 5000 ans et m'a conduit au bas de longues rangées de figures en bronze, me racontant en passant, l'histoire de chaque saint et en plaçant les bâtonnets d'encens devant eux. Chaque jour, elle m'aurait raconté des histoires sur quelques-uns d’entre eux.


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