Résumé de lecture
de
La fièvre du qigong
par
Robert
Boudreault
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Consolidation des
lignées de masse
Dans l’organisation des
lignées de masse (voir l’Annexe 10, pp.291-193), le passage à un niveau
supérieur de formation est lié à une plus forte implication dans la
lignée (p.287-288). Exemple d’une lignée « associative » : le
Zangmi qigong, dérivé du bouddhisme tibétain, consiste principalement
en méditation assise, en récitation d’incantations, et dans l’étude du
Soutra du diamant. Elle insiste sur l’« exercice de la vertu » dans la
vie quotidienne, qui doit occuper 70% de l’effort de l’adepte, les
exercices corporels ne comptant que pour 30% (p.295). Elle offre trois
stages : culture traditionnelle (philosophie, spiritualité) ; hygiène
pour personnes âgées (bonne forme physique, spirituelle, mentale,
psychologique) ; perfectionnement technique (p.301-302). Une lignée
« industrielle » : le Zhonggong de ZHANG Hongbao. L’organisation est
implantée dans la capitale et se lie aux sphères du pouvoir. Son système
comprend un système philosophique, un des sciences de la vie, un de «
médecine exceptionnelle », un d’art et d’esthétique, un d’éducation, un
de gestion industrielle et politique, un de comportement. La discipline
interne est calquée sur celle du Parti : autocritique, perte des titres
et fonction, expulsion. Le système de formation est très standardisé,
axé sur la productivité, sur le temps très structuré, sur l’emploi de la
suggestibilité pour présenter la méthode, sur la formation pour
transmettre les concepts par le biais de techniques corporelles, sur
l’insistance de la loyauté envers le maître et le Zhonggong, sur les 8
niveaux de l’organisation, dont les 3 derniers ne sont pas révélés
publiquement. Une « ligne militante » : Falungong. Après la
disparition de ZHANG Hongbao, le Zhonggong s’éclipse au bénéfice du
Falungong, à partir de 1996. Ce dernier mise sur les « aspirations et
symboles religieux » qui avaient été libérés par le qigong, et sur un
modèle organisationnel souple et léger des réseaux de transmission.
Selon LI Hongzhi (1952- ), l’objectif est la purification du cœur et le
salut spirituel ! (ni la santé, ni les fonctions exceptionnelles)
(p.339). À la mi-1996, nouvelle politique officielle : qigong hygiénique
par lequel « les masses, en participant à l’entraînement, améliorent
leur santé physique, nourrissent la vie et recouvrent la santé » relève
désormais des autorités sportives ( donc de WU Zhaozu) ; la « thérapie
par le qigong » qui consiste à « enseigner le qigong à d’autres
personnes, ou à employer des méthodes thérapeutiques de qigong pour
soigner directement des malades » relève des instances de la médecine
chinoise (p.376).
La campagne de
rectification commence le 17 avril 1996 par l’arrestation de ZHANG
Xiaoping. Elle est menée par HUANG Jingbao (p.378). Fin 1996,
l’Association chinoise d’études scientifiques du qigong » de HUANG
Jingbao n’existe plus (p.380). Le 17 juin 1996 : article de journal
contre le Falungong. Juillet 1996 : interdiction par le Département de
la Propagande, de publier des livres sur le Falungong (p.381). Fin 1996,
le Falungong n’a plus de statut légal (p.383). Puis le 22 février 1998 :
nouveaux critères d’accréditation auprès du Bureau d’administration des
Sports (p.387). Onze lignées seront reconnues, mais pas le Falungong.
Donc ce dernier devient illégal. D’où radicalisation du Mouvement, donc
démonstration publique massive. C’est un devoir dans l’ascèse du
pratiquant de manifester contre les médias et les instances politiques
(p.390). Le mouvement prend de l’ampleur : rassemblement de 2000
personnes en 1997, de 5000 en 1998, pénètre l’Armée et la Police. YE Hoo,
proche disciple de LI Hongzhi, est directeur adjoint au Département
informatique du Ministère de la sécurité publique (p.393). Les
instances officielles du bouddhisme s’inquiètent des déserteurs…et en
font part à l’État (p.394). Et le 25 avril 1999, c’est la manifestation
de Zhongnanhai (près de Pékin) : ils sont 10 000 à vouloir rencontrer le
1er ministre ZHU Rongji (p.397). Début des arrestations,
d’interdiction de pratique, saisies, congédiements… Campagne nationale
anti-Falungong. Le 19 juillet 1999 : éditorial en première page du
Quotidien du Peuple… 30 000 arrestations dans 30 villes ! Le 21
juillet, le Falungong est déclaré illégal par le Comité Central du PCC
(p.403). Les écrits de LI Hongzhi deviennent encore plus apocalyptiques
(p.404).
Dictionnaire du taijiquan Robert Boudreault
Les Ateliers de taiji. 2007
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Dictionnaire du taijiquan Robert Boudreault
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Robert Boudreault enseigne depuis 1985, d’abord au Centre
Psycho-corporel et à l’Université Laval, puis au Service des Loisirs
de la Ville de Lévis, à la Maison des Aînés de Lévis, au Manoir
Manrèse de Québec, au Centre de Yoga de Sainte-Foy et à la Fondation
québécoise du Cancer.
Depuis 1996, il poursuit un programme de formation continue en arts
martiaux internes chinois.
Première édition 26 avril 2007
Modifiée le
11 March 2008