Lien vers lechinois.com


 

La littérature québécoise et la Chine
La poésie du Québec et la Chine
 par CHENG Yirong

 

- 6 -

rapaillé continue d'être lu. Jacques Brault, Gilles Vigneault sont encore là, ils n'ont pas abandonné leur idéal. À la veille du référendum, j'ai assisté à des scènes émouvantes: là où passaient Gilles Vigneault ou Gaston Miron, ils étaient salués par des applaudissements délirants. La poésie du pays a porté ses fruits. L'idéal répandu par la poésie du pays a porté ses fruits. Cette évolution est irrévocable. Quelle que soit la personne au pouvoir, on ne saurait ignorer la volonté des Québécois.

Le problème actuel c'est qu'il ne faut pas oublier la "poésie du pays", cette page glorieuse de l'histoire littéraire du Québec. Miron a de bonnes raisons de déclarer: "Céline disait 'la défaite en tout c'est d'oublier'. Et moi je dirais que le comble de la défaite ce serait la honte d'avoir lutté pour la liberté. D'oublier ce que nous avons fait, d'oublier que nous sommes un peuple, d'oublier la fierté et la dignité qui nous ont portés et qui sont toujours là, même si elles sont silencieuses".

 

 

N.D.L.R. Nos remerciements au professeur CHENG Yirong qui nous a autorisé à reproduire le texte de cette conférence prononcée en Italie en 1998.



 

Retour à Littérature québécoise


Première édition le 19 novembre 2000
Modifiée le 26 février 2016