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Trucs et astuces pour apprendre le chinois


Texte 1. Claude SIMARD, Canada

Il faut persister.


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«Permettez-moi de vous féliciter pour le site très utile que vous avez créé. Je le recommande régulièrement à mes étudiants.»
Joël BELLASSEN (17 avril 2000)





Claude Simard est le premier à relever le défi proposé dans cette page !

J'ai commencé à m'intéresser au chinois en avril 1997. J'ai d'abord fouillé sur Internet, à partir notamment de www.travlang.com, qui réunit une foule de ressources pour l'apprentissage des langues. Ces ressources sont majoritairement en anglais. Je préférerais bien sûr utiliser uniquement des outils en français, mais je ne veux pas me priver de ce que je trouve dans d’autres langues. Les premiers sites que j'ai visités donnaient des phrases de base avec un fichier sonore, que l'on peut écouter et répéter. Le texte chinois était affiché parfois uniquement en pinyin, parfois en caractères. Or de la façon dont ils sont codés, les caractères asiatiques sont rarement affichables sans un logiciel spécial. Je me suis servi pendant un certain temps d’une version démo du logiciel Unionway. Il donnait les résultats escomptés, c’est-à-dire qu’il affichait correctement les caractères chinois traditionnels et simplifiés en plus des caractères japonais et coréens. Ceux qui voudraient utiliser un logiciel tel Unionway ou n’importe quel autre doivent cependant savoir que ces produits prennent le contrôle total de l’environnement visuel de Windows. Si vous avez des caractères français accentués à l’écran, ils seront remplacés par de petits encadrés vides ou même par des caractères chinois. Le problème cause du désagrément, mais aucun dommage, et il disparaît dès que l’on désactive le logiciel d’affichage.

Après un certain temps, j’ai voulu ajouter un dictionnaire électronique à mon logiciel d’affichage. Je voulais un dictionnaire bilingue, qui fonctionne dans les deux sens et qui donne tous les composés contenant le caractère recherché. Par exemple, si je cherche " che " (véhicule), je veux qu’on me donne " chepiao " (billet de train ou d’autobus) et " chelun " (roue), mais aussi " zixingche " (bicyclette), " huoche " (train) et " kaiche " (conduire). Ce genre d’information est impossible à trouver dans les dictionnaires imprimés, car ceux-ci répertorient les composés uniquement à partir du premier caractère. Après quelques recherches sur Internet,  j’ai trouvé le produit NJStar. J’ai écrit au soutien technique pour vérifier si le dictionnaire me convenait. J’ai tout de suite commandé le logiciel en envoyant mon numéro de carte de crédit par télécopieur. Malgré la distance, étant donné que le fournisseur se trouve en Australie, la livraison s’est faite chez moi en trois ou quatre jours à peine. NJStar est en fait deux produits en un. Il se compose principalement d’un traitement de texte, ce qui ne m’emballait pas au début mais s’est révélé fort utile par la suite, mais aussi du logiciel d’affichage dont j’avais besoin. Le dictionnaire anglais-chinois et chinois-anglais est intégré au traitement de texte et il est assez complet.

En mai 1997,  j'ai acheté le livre et les cassettes du Chinois sans peine de la méthode Assimil. Je suis passé à travers le premier tome entre mai et début septembre. J'avais déjà utilisé la méthode Assimil dans le passé et je la trouve toujours aussi bonne. Le manuel de chinois est solide. Les notions de grammaire présentées sont succinctes, mais d’une pertinence et d’une précision exceptionnelles. Assimil vend également un livre qui apprend à écrire tous les caractères vus dans les différentes leçons. Personnellement, j’ai préféré acheter le livre «Reading and Writing Chinese» de William McNaughton. Il explique trait par trait comment écrire plus de 2000 caractères les plus courants. À noter que ce livre présente d'abord les caractères traditionnels, mais il donne aussi la correspondance simplifiée. Sur l'ensemble du livre, il est intéressant de savoir que les différences entre traditionnel et simplifié portent uniquement sur 30 % des caractères présentés. Qui plus est, beaucoup de ces différences sont " standard ", en ce sens qu’elles se font sur le même modèle. Donc, l’apprentissage des caractères traditionnels est non seulement possible, mais aussi tout à fait recommandable, car comme William McNaughton le fait remarquer dans sa préface,   l’étudiant qui laisserait de côté les caractères traditionnels pourrait lire ce que Mao a écrit, mais pas ce qu'il a lu... (La simplification a eu lieu en 1957.)

Début septembre 1997,  je me suis inscrit aux cours de chinois de l'Université McGill. Les cours, d’une durée de 45 heures, vont de septembre à mars. Ils sont donnés en anglais, mais il y a une forte proportion d'étudiants francophones. La méthode utilisée est le Manuel de chinois pratique. Le Manuel de chinois pratique, publié à Pékin en français et en anglais. Si ce n'avait été que de la grammaire,  j'aurais pu suivre le cours de troisième année, mais comme je ne connaissais pas le vocabulaire de la méthode,  j'ai dû m'inscrire au cours de deuxième année. Nous étions un groupe de 10 ou 12 étudiants. Je m'en suis bien tiré. Il faut dire que je faisais plusieurs heures de travail chaque semaine : deux heures en classe, et entre cinq et dix à la maison.

À la fin des cours de McGill et pour ne pas passer quatre mois sans contact avec le chinois,  je me suis inscrit à la session du printemps (mai-juin) de la Société du Jardin de Chine au Jardin botanique de Montréal. Là aussi, on utilise le Manuel de chinois pratique. Les cours se donnent en français, les groupes sont très petits, ce qui est excellent, et le professeur est très motivé.

Mais en dépit des cours, le plus difficile reste de trouver des occasions de parler. J'ai les cassettes du manuel, mais ce n'est pas évident de répéter comme un perroquet, seul dans une pièce. Pour compenser, j'essaie d'écouter du chinois. Sur Internet, il y a plusieurs ressources. J'écoute régulièrement Radio-Canada International qui a une émission d'une demi-heure en chinois. On peut l'écouter à n'importe quel moment. Il y a aussi des radios chinoises en direct. Jusqu'à récemment, il n'y avait qu'une station, mais maintenant il y en a quatre ou cinq. Le seul à éviter est celui de Guangdong (Canton), qui diffuse en cantonnais. Quand on écoute ces radios en soirée, on a les émissions du matin en direct. Le décalage par rapport à Montréal est de 14 heures, si je ne me trompe pas. La station que je préfère, c'est Radio Xihu.

En plus de parler et d'écouter, je fais beaucoup d'efforts pour lire. À l'été 1998, j'ai acheté un recueil bilingue de courtes histoires. La page de gauche donne la traduction française, et celle de droite, l'original en chinois. Encore ici, il n'y a pas de pinyin. Pour retrouver plus rapidement qu'avec un dictionnaire traditionnel la prononciation et le sens des caractères, je me sers de mon traitement de texte. Quand je connais le caractère, je le tape en pinyin et le logiciel me propose tous les caractères correspondant à cette prononciation. Je choisis celui qu’il me faut, et il se place automatiquement dans mon texte. Par contre, si je ne connais pas la prononciation d’un caractère, j’ouvre une fenêtre qui contient la table de tous les radicaux, que je peux combiner à volonté pour trouver le caractère recherché. Cette méthode accélère beaucoup le décodage des textes. En effet, s'il faut parfois 10 minutes pour dénicher un seul caractère dans un dictionnaire imprimé, j'arrive au même résultat en 30 secondes ou moins à l'écran. Je retape donc les histoires et ensuite, je peux les convertir automatiquement pinyin et/ou chercher dans le dictionnaire chinois-anglais pour trouver le sens. Malgré tous ces efforts, je ne considère pas que je peux lire en chinois. D'après mes calculs, je connais -- ou j'ai déjà vu -- entre 1000 et 1200 caractères, mais ça ne suffit pas. Il en faut apparemment de 2500 à 3000 pour pouvoir lire un journal !

À l’automne 1998, je me suis inscrit en troisième année à l’Université McGill. Je poursuis jusque fin mars, après quoi j’ai bien l’intention de suivre une session de printemps comme l’an passé. En septembre 1999, je vais retourner à McGill pour le quatrième et dernier niveau offert là-bas. Après coup, j’aimerais bien faire un voyage d’agrément en Chine. Je n’arrêterai cependant pas d’étudier, car il faut certainement plus de quatre années pour maîtriser une langue comme le chinois.

Claude SIMARD
Montréal
Janvier 1999


Nos sincères remerciements à Claude SIMARD pour cette collaboration. À votre tour maintenant d'ajouter votre petit texte. Ne nous privez pas de votre expérience. Même quelques mots feront l'affaire. Je m'arrangerai pour en faire le traitement et les intégrer à cette page. Partagez un truc ou une astuce qui marche pour vous. Au plaisir de vous lire!


 

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Première édition 10 janvier 1999
Modifiée le 20 septembre 2015