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Texte 6. Xavier MURER,
France
Les échanges linguistiques
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En France le moyen qui m'a permis de
progresser le plus rapidement est l'échange linguistique avec une chinoise ou un chinois.
Xavier
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Bonjour
à tous,
En France, le moyen qui m'a permis de progresser le plus rapidement est l'échange
linguistique avec une chinoise ou un chinois. Je mettais des petites annonces aux
restaurants universitaires pour trouver des étudiants chinois. Pour ceux qui habitent les
petites villes essayez la presse locale ou le net. C'est plus vivant que les meilleurs
manuels et k7 de la planète et surtout plus motivant. Car pour étudier le chinois il
faut avoir une forte motivation et l'alimenter régulièrement. De plus, cette expérience
me permettait d'approcher «l'âme chinoise» (un grand mot) et me mettait au seuil
d'un fascinant voyage spatio-temporel sans fin.
Assoiffé d'apprendre, j'ai dû partir pour Taiwan pour deux mois. En fait, j'y
suis resté un an et demie (86-87). Par la suite, ,j'ai étudié et travaillé en
Chine populaire (91-94). Un travers à éviter : être souvent avec les autres étudiants
étrangers et parler toujours la langue de Bill. J'ai appris à parler anglais à Taipei!
Les cours donnés sur l'île nationaliste me semblent plus pragmatiques et
efficaces et la vie y était plus facile et agréable. Par contre, sur le continent grâce
aux différences plus profondes avec notre zone occidentale, la réalité plus
décoiffante nous oblige à nous remettre constamment en question et à de véritables
retournements intérieurs qui nous mènent vers plus de sagesse. Après des études
universitaires et des tonnes de livres avalés, fort de la prétention que peut donner
certaines connaissances, je croyais comprendre la Chine. En fait, au fil des jours
je la trouvais de plus en plus insaisissable. J'ai dû fermer ma cage à juger, à
classifier, à poser des adjectifs hâtivement. On rencontre régulièrement des gens, qui
après quelques semaines de voyage, vous explique la Chine de a à z. On aime être
maître de la réalité, faire d'elle soit objet, objectiviser disait un philosophe.
En fait en déambulant au milieu de la Chine et des chinois, en essayant de regarder,
sentir, toucher, éprouver, s'imbiber, j'ai certainement plus appris.
Des procédes mémo-techniques me permettaient de mieux retenir les caractères. Par
exemple «tou1 voler» peut se décomposer en un homme, le radical à gauche; avec un
couteau à droite; qui rentre par le toit en haut; la nuit que symbolise la lune.
Alors que « xiu1xi se reposer» peut se décomposer en un homme près d'un arbre
avec le cœur et le nez. Vous voyez l'image d'un homme contre un arbre qui repose son
cœur (l'intellect) et son nez ( les sens, son moi) .
Des ouvrages sur l'étymologie des caractères sont d'une bonne aide. Finalement, tout en
étant très sérieux, les liaisons sentimentales avec des ressortissants de
Chine permettent de gros progrès linguistiques.
En attendant vos trucs et astuces, bon voyage au royaume des idéogrammes.
Xavier
France, mai 1999
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Apprendre le chinois en
s'amusant c'est plus facile : après quelques années de pratique, on peut se procurer des cassettes de xiangsheng, dialogues comiques. On rit, on sourit et on apprend
le chinois. On peut même
en trouver dans les librairies chinoises en France. Xavier
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Bonjour,
Si vous êtes toujours friand d'astuces, en retournant ma cave ce matin j'ai retrouvé
certains livres et cassettes. Apprendre le chinois en s'amusant c'est plus facile : après quelques années de pratique, on peut se procurer des cassettes de xiangsheng, dialogues comiques. On rit, on sourit et on apprend le chinois. On peut même en trouver dans les librairies chinoises en France.
J'ai essayé d'apprendre de manière ludique avec un recueil d'énigmes: "Zhongguomiyudaquan"
par Wangfang, aux éditions Shanghai wenyichubanshe.
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Voici un exemple: "Une personne peut le faire seule, deux personnes ne peuvent pas le faire; si vous n'en parlez pas, les autres ne
peuvent pas le briser. La réponse: un rêve.
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Bonne étude,
Xavier
France, juin 1999 |